Ihla Grande

Nous avons quitté Rio, ses Cariocas, son bruit et ses plages mardi en taxi, puis autocar (tellement confortable…) puis encore taxi et enfin bateau (1h20 de traversée) pour une arrivée à Ilha Grande à 17h. Entre temps, grâce à son t-shirt, Julien a rencontré un vétéran du Vietnam qui vit sur cette île et qui l’a assuré que les souvenirs du Vietnam étaient de « good memories », si si.

Arriver à Ilha Grande, c’est se sentir un peu pirate : moiteur, cocotiers, eau émeraude et pieds nus dans le sable. C’était par ailleurs un repère de pirates. Puis il y a eu le pénitencier qui a ensuite fait office de centre de quarantaine pour les migrants européens. Au centre de l’Ile : le pic de Papagaio qui culmine à presque 1000 mètres d’altitude (4h30 d’ascension, sans moi, merci). Et tout autour de l’Ile, des plages au sable fin et à l’eau claire, bordées de cocotiers. Ici, pas de voitures. Tout se fait à pieds ou en charrette. Alors rejoindre la plus belle plage du Brésil prend des allures d’expédition (3H30 de marche dans la jungle) surtout quand on croise (Moi, la voix chevrotante : « OH MON DIEU !! ») un serpent liane (serpent liane) ou encore des singes (tout ce que j’ai trouvé sur cet animal c’est « petit singe brésilien »), le tout, en étant doublés par des gens en tongs et serviette sur l’épaule ; on va à la plage quoi ! Heureusement, retour en taxi boat qui nous prendra 12 minutes.

A Ilha Grande, le temps semble ralentir. On marche plus lentement. On vaque, on traine, on observe, on se balade… à la cool Man. Peu de choses à visiter, donc pas de pression. Nous, on a vite trouvé notre rythme ici. Plage, piscine naturelle, balade… et même crêperie où notre dîner d’hier soir a pris des allures de soirée bretonne : polaire, pluie battante, crêpe complète (délicieuse par ailleurs) et discussion avec le patron, un français qui a eu l’air de nous prendre pour des fous lorsqu’on lui a expliqué notre périple. Heureusement, les moustiques sont là pour nous rappeler que non, nous ne sommes pas à la Pointe du Raz. Bref, la météo n’a pas forcément été très clémente mais j’entends déjà vos revendications : ça va, c’est vrai, on est sur une île sublime. Mais bon, un peu de soleil en plus, ça nous aurait plu. Les maillots et les serviettes ont du mal à sécher mais ça, c’est aussi dû à l’humidité ambiante.

Et puis un peu moins de vent parce que qui dit vent à Ilha Grande dit coupure d’électricité. Je pensais pas forcément me servir des lampes frontales achetées à Decath, un jour où on voulait s’équiper au top pour notre voyage mais je dois avouer qu’elles ont été très utiles, notamment pour retrouver des chaussettes noires, dans le noir et ben… merci la frontale. Tout comme mon service à couture (encore !) pour resserrer le maillot de Juju et réparer celui de Jo. En passe d’être une femme parfaite, moi.

Comment se profile notre fonctionnement : on prend nos marques, toujours. Julien est toujours le chef de l’organisation, moi je m’implique davantage. Nous formons une équipe soudée qui essaie de ne pas être déstabilisée par les interventions des enfants quant à nos choix. Pas toujours fastoche… On doit penser à TOUT et c’est parfois fatigant. Je ne sais pas si c’est le jetlag ou le fait d’être organisateur, ou les 2, mais, contrairement aux enfants, Juju et moi, on s’endort tous les soirs avant la fin du film… Donc on passe notre temps à s’interpeler : les clés c’est toi ? Tu as les passeports ? On a fait quoi du papier de la dame ? La carte bleue elle est où ?? Mais pas de boulette… enfin pas encore.

A savoir :

  • il est inutile d’acheter des tongs AVANT de partir au Brésil. Ben oui…
  • il ne faut pas emmener un couteau suisse au stade du Maracana. Ben non…
  • il ne faut pas laisser la liseuse sur le lit où les enfants aiment se jeter. Ben non…

Après cette semaine de plage et de farniente, je me dis qu’avoir un 3ième maillot de bain aurait pu être sympa (mais inutile pour la Patagonie) … mais trêve de futilité, Ilha Grande reste une île paradisiaque où se poser fait du bien. On laisse tout sur le continent : stress, rapidité et énervement. Ici, on se détend…

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