Archives de l’auteur : fredromainville
Vidéo animalière qui commence à dater… mais qui change les idées. C’est pas du luxe.
Nouvelle-Zélande, premières impressions
Dès l’aéroport, on a été mis dans le bain : on ne fait pas entrer n’importe quoi en Nouvelle-Zélande ! 400 dollars nz d’amende (240 €) si on transporte des chaussures de randonnée sales, de la nourriture, du matériel de pêche ou de camping, des animaux (morts ou pas ?) ce genre d’élément qui ne serait pas déclaré à notre arrivée… Nous avec nos soupes lyophilisées, on a flippé ! Et je vous parle pas du chocolat en poudre et du sable de Patagonie qu’on doit ramener à mon oncle ! Il a été inspecté, ce sable, scruté, détaillé, tout comme les coquillages des enfants. Bref, le ton est donné -avec courtoisie- : on ne fait pas n’importe quoi ici.
Le début de notre route à bord du Camper Van a été… plutôt chaotique : 8h de décalage horaire dans les dents, un vol de 13h et conduite à gauche dans une ville agitée par un marathon. Julien aux commandes : tout s’est bien passé. Je suivais la ligne blanche à ma gauche et criais de temps à autre : trop à gauche !! quand il le fallait. Pas stressant du tout, non.
Les paysages ont été très vite magnifiques, dès la sortie d’Auckland. Un savant mélange de bocage anglais et de végétation tropicale. Très vallonné voire montagneux. Et pas de grande route. Ici on ne hait pas les départementales, on roule dessus. Ya pas mieux. Alors faut savoir que les départementales en camping car, c’est pénible. Surtout pour les autres… Et puis on roule pas vite. Mais quel régal des yeux !! La mer d’un côté, la montagne de l’autre.
Ici, la pauvreté est invisible à l’œil nu. Quel contraste avec l’Amerique du sud. On roule dans de belles voitures, on vit dans de belles propriétés à la pelouse impeccable. Un petit côté Wisteria Lane pour ceux qui ont regardé Desperates Housewives. Les fermes ne sont pas de grands bâtiments entourés de hangars mais de jolies résidences bien délimitées, séparant champs-prés-jardin. Dans les campagnes plus reculées, certaines maisons ressemblaient plus à des bicoques et quelques voitures (rares) semblaient pilotées par des zonards. Seulement, l’ensemble de ce pays est si propre sur lui… C’est presque douteux. Une caissière au fil d’une « conversation de caisse » m’a dit avoir trouvé l’Angleterre très sale, avec une moue de dégoût sur le visage (!). Faut pas qu’elle vienne par chez nous hein ! Elle vo po aimer !
On a relevé plusieurs panneaux stipulant que la violence sur les enfants n’était pas tolérée dans la ville où l’on arrivait. Serait-ce un problème de société ici ?
A côté de cela, on garde ici un goût prononcé pour les liens sociaux. On se salue en se croisant dans la rue, il y a souvent devant les maisons des bancs pour accueillir les bavards ou les curieux avides de discussion avec les voisins. On se tient la porte dans les magasins, on sourit facilement, on est poli. La politesse so British. Dans les visites, l’accueil est très très chaleureux. Voire lourd. On a l’impression d’avoir une nouvelle amie tant la caissière du site est aimable et apparemment très heureuse de nous rencontrer. La première fois, c’est déstabilisant 😉 Ceux qui ont déjà eu à faire aux marins des ferrys en partance pour la Corse où l’Italie savent combien il est difficile de leur arracher un sourire et impensable d’obtenir une amabilité. Ici, tout est possible : on nous guide gentiment, on nous sourit et on nous confirme que notre stationnement est tout simplement génial. Gratifiant.
Mais on marche pieds nus dans la rue. Papa va chercher ses enfants (en uniformes) pieds nus. Certains clients au supermarché sont pied nus. Bizarre… Car c’est valable aussi par temps de pluie. Ou en chaussettes.
Il y a ici deux populations distinctes : les Pakehas (issus des européens) et les Maoris (15 % de la population). Elles vivent côte à côte avec la ferme intention pour les uns de respecter les habitudes des autres. On prétend ici que la culture maorie est davantage cultivée et mise en avant ces dernières décennies. Pour nous, pauvres touristes de passage, la culture maorie reste difficile d’accès, rare, peu évoquée. On voit qu’elle est mise en avant dans les sites touristiques de façon totalement artificielle. En dehors… Ya encore du boulot.
Voit-on des kiwis partout ? Pas du tout. Le seul qu’on a vu, il dormait dans l’obscurité d’une cage au parc Te Puia. Ben oui, les kiwis sont des oiseaux nocturnes. Et ils se font écraser sur les routes, tels des hérissons. Nous avons par ailleurs appris que la majorité des néo-zélandais n’en avait jamais vus ! Mais nous avons goûté aux kiwis de Nouvelle-Zélande (le fruit, pas l’oiseau !) et ils sont vraiment meilleurs que chez nous : pas acides, proches d’une poire sucrée.
Impressionnés nous avons été par les geysers et autres manifestations de ce qui se passe sous la terre : boue bouillonnante, fumerolles, geysers bouillants, le tout dans une odeur de soufre quelque peu étouffante. A Rotorua, la fumée sort des égouts, comme à New-York. Vraiment fascinant. Sur la plage de Hot Water Beach, à la marée descendante, sur une zone de sable assez restreinte, le sol recrache de l’eau brûlante : 60 ° et attention aux pieds ! Alors on loue des pelles et tout le monde creuse. Ambiance ruée vers l’or !
Nous sommes sur l’île du sud depuis quelques heures. Et apparemment, ça ne va pas beaucoup changer cette bienséance. Tant mieux, on se fait chouchouter ici en tant que voyageur surtout que les campings-cars sont les bienvenus presque partout !
C’est reposant et le tout couronné de splendides paysages, nous on adore. Et on profite. Encore.
Nouvelle-Zélande, 1ères photos
Chili, le pays qu’on n’a pas vu passer !
Cela a été tellement rapide… Déjà, on a passé la frontière en car. Et puis la Patagonie chilienne, c’était pas non plus le gros changement, rapport à la Patagonie Argentine. Faisait aussi froid ! Mais c’était aussi/plus beau du côté chilien. Enfin, dans l’idéal, si vous vous posez la question, faut faire les deux !
Le Parque Torres Del Paine (Puerto Natales) est un endroit incroyable. Glaciers, guanacos, montagnes et demoiselles coiffées, routes sans fin ni goudron d’ailleurs, torrents glacés et tumultueux, balades au soleil, tout en surveillant les morceaux de glace détachés qui traînent au fil de l’eau. On a ici la sensation que le temps s’est arrêté. Et aussi que nous respirons enfin un air sain.
La Isla Magdalena a été l’une de nos plus belles excursions de Patagonie, à la découverte des manchots de Magellan. Réveil à 5H45, ça pique les yeux… Ponton givré par la nuit fraîche. Et après 45 minutes de vagues, arrivée sur cette île où les manchots vivent en colonie, peinards, avec les mouettes et quelques otaries joueuses. Une vidéo est en cours de création…
Le Chili a vraiment commencé à Santiago. Arrivés en avion, nous avons débarqué dans la capitale vers 21H45 ; notre entrée dans l’appart’hôtel eut lieu vers 23H, et pour dîner : une poignée de riz (sachet planqué dans le fond du sac) et une soupe lyophilisée puis au lit. Tout le monde s’en est contenté. Rattrapage le lendemain matin car merveilleux petits pains au chocolat en vente dans la boutique d’en face…
Nous avons beaucoup aimé Santiago. Une ville dense mais agréable. Tout y semble simple. Plus qu’en Argentine apparemment. Et puis rejoindre une capitale, c’est l’occasion de se ressourcer, de refaire les niveaux : racheter du gel douche, (celui qu’on aime, pas le lave-main qu’on a dégoté au fond de la Patagonie), trouver du dissolvant, se refaire les ongles (futile, oui, mais ça fait du bien), trouver des livres dans la librairie française (100 euros dépensés pour quelques poches… pfff…), prendre un bain, se poser une semaine sans refaire le sac et laver les doudounes pour les RANGER enfin, avec le bonnet. Car oui, il faisait chaud à Santiago. Et rien que pour cela, on a aimé Santiago, même si Julien a eu un vrai pincement de quitter la Patagonie. Pas frileux le Juju.
Puerto Natales restera dans notre coeur ainsi que Punta Arenas, la ville la plus australe que nous ayons visitée. Là où nous avons rencontré les camping-caristes français qui font la route des Andes. Là où Julien serait bien resté, ouvrir un ciné.
A Santiago, on a aussi eu le bonheur d’avoir un réseau WIFI de très bonne qualité, laissant libre court à nos Skype et publications diverses. Et puis, nous avons commencé à nous projeter vers la Nouvelle-Zélande, notamment en faisant la réservation pour Hobbiton. C’est pour toutes ces raisons que le Chili est passé si vite.
Valparaiso n’est qu’à 2 heures de car de Santiago. Un saut de puce pour nous.
L’hôtel Acuarela portait bien son nom. Beaucoup de couleurs, surtout dans notre chambre, aux vitre camouflées de grandes feuilles de couleur. Chambre pour 6, on l’occupe à l’aise. Mais on ne la partage pas. Déjà que la salle de bain est commune… Encore une fois, on apprécie les chiliens et cette décontraction qui met en confiance.
Visite de la maison de Pablo Neruda (La Sebastiana cette fois) et sortie à l’heure où il fait chaud et faim. L’attention se relâche, on se balade dans un coin où il y a moins de touristes mais quartier résidentiel. A la cool. J’ai l’appareil photo à la main, je tiens le trépied, mais pas la dragonne. En 2 secondes environ, on me l’enlève et je n’ai plus que le trépied. Je hurle : « Julien l’appareil photo !!! » et Julien se lance à toute vitesse aux trousses des 2 voleurs. J’interpelle un pauvre garçon en français, qui trainait sur le trottoir, il percute aussitôt et vient en aide à Julien. Ils reviennent glorieux -après une loooongue course poursuite comme dans les films !-, et laissent repartir les deux gars. On le remercie chaudement, encore sous le choc mais sincèrement touchés par son geste. La police nous rattrape et nous demande de filer au commissariat pour porter plainte car oui, ils les ont choppés (et n’en sont pas peu fiers). Juju : « Ah bon ? Pfff… C’est obligé ? » Les enfants, pleins de hargne rêvent de justice. Et les motards insistent. Bon ben… si on n’a pas le choix.
Commissariat, scène II :
Il vous l’a pris comment l’appareil photo ? Ah non c’était ma femme. Mais elle parle pas espagnol. -évidemment, allemand 2ième langue pour être dans une bonne classe… et voilà ! Bien emm… dans un commissariat du Chili-. Identification des fauteurs, signature, poignée de main virile à Poncherello (qui lui-même a raconté qu’il s’était fait voler son appareil-photo à Paris, comme quoi hein !) et on s’en va, l’appareil photo bien en main et les enfants, un peu marqués quand même.
ça nous apprendra à être détendus. Petite piqûre de rappel, quoi. Et franchement, avoir cet appareil encore entre nos mains, on est conscient de notre chance…
Au total, les enfants ont détesté Valparaiso. Nous, on a aimé. D’autant que ses habitants peuvent se montrer clairement serviables. Les murs colorés, peints, tagués, décorés, on a adoré. Les côtes, un peu moins. ça grimpe dur… Encore une fois, on a goûté des vins succulents et des plats authentiques. Mais avec cet événement, on a quand même un peu la sensation d’avoir survolé ce pays. On y retournera, c’est dit.
Derniers instants en Patagonie en photos
Fin de l’Argentine
Aujourd’hui, nous allons quitter la Patagonie (où le vent peut te conserver pendant des années tant il est glacé) pour rejoindre Santiago du Chili. Mais un petit mot/article sur l’Argentine s’imposait.
Qu’a-t-on retenu de ce pays incroyablement grand et varié ? Des paysages sublimes, avant tout. Que ce soit le nord, la côte ou le sud plus froid, nous y avons enregistré de magnifiques images bien ancrées dans nos mémoires. L’immensité de ce territoire et la faible densité de population au mètre carré sont également des éléments qui nous intriguent. Nous avons pu traverser en car des plaines de plus de 400 km sans croiser ni estancia, ni finca, ni cheval ni âme qui vive. Juste des clôtures à perte de vue (et on ne comprend toujours pas pourquoi ni comment on peut clôturer autant d’hectares de plaine, sachant que les animaux du bord de route étaient presque toujours au-delà de cette barrière). La sècheresse aussi nous a marqués. C’est la fin de l’hiver et toutes les rivières du nord sont asséchées. D’après la patronne de notre hôtel la Vaca Tranquila, c’est normal.
On retiendra de l’Argentine que l’économie y reste fragile avec des argentins parfois « résignés » faisant la queue devant les banques (image qui nous a marqués c’est vrai). Dans une banque, on prend un ticket et on s’asseoit sur les nombreux sièges, comme à la cpam.
Les prix y sont presque plus élevés qu’en France, un pot de Nutella coûte presque 10 euros, une paire de chaussures pas loin de 50 euros, 6 timbres pour la France : 26 € mais un pull en alpaga seulement 18 euros, une glace à 2 boules 2,50 € (importation qui coûte cher).
On garde en tête une cuisine généreuse (surtout en viande 😉 ) et des vins vraiment goûteux à des prix défiant toute concurrence. Peu de légumes, beaucoup de pâtisseries, des glaces qui pourraient concurrencer celles de la mairie de Montreuil, une population si différente d’une région à l’autre, des artistes de rue comme s’il en pleuvait, des chaussures compensées pour toutes les générations de femmes…
En Argentine, on ne jette pas le papier dans les toilettes mais on le met à la poubelle. On achète du lait dans des sachets, on peut aller à Carrefour, on change ses euros/dollars dans la rue, on passe un poste de Police pour changer de région, on roule en Opel mais c’est écrit Chevrolet dessus, on roule en Duster Renault mais il y a écrit Sandero dessus, on roule en GOL et pas en golf (et quand on fait la blague du F qui a dû tomber, comme Juju, le loueur est déstabilisé…). Les phares restés allumés ne sont pas signalés par un bip-bip-bip-tu-vas-plus-avoir-de-batterie-couillon ! et après, on doit pousser la voiture (3 fois déjà pour le grand bonheur des enfants !).
On téléphone avec son Samsung dernier modèle, mais PAS iphone. Apple n’a que peu de droits ici apparemment. L’édulcorant est en bouteille car liquide et transparent. On peut manger au poids dans certains restos.
Dans les cars, un « hôte » souriant t’apporte un plateau repas et on te sert un thé bien chaud pour le déj. Mais toujours dans les cars, le réservoir de la clim peut se déverser sur le passager du fond au milieu de la nuit (une bonne douche froide nocturne, hein Julien ?).
Dans les cimetières, les cercueils ne sont pas enterrés, pour ceux qui disposent d’un monument (la majorité). On peut donc voir les cercueils qui s’accumulent générations après générations, le plus récent défunt ayant la place la plus haute dans la sépulture. iiiirk. Céleste garde un souvenir horrifié de la visite du cimetière de Buenos Aires.
On peut dans ce pays crever de chaud au nord et mourir de froid au sud : 3700 km de haut en bas. On a d’ailleurs pris la Ruta 40 dans la province de Jujuy en voiture de location et bien qu’elle continue jusqu’en Patagonie nous l’avons laissée un long moment pour la reprendre entre El Chalten & El Calafate. A Buenos Aires, les barrières anti-émeutes sont toujours prêtes à freiner l’éventuel soulèvement de la population comme c’était arrivé en 2001 (déc 2001 émeutes à BA – mémoire d’un saccage).
Les héros des petits ici, c’est Peppa Pig. Y’en a partout ! Violetta, finalement, fait pâle figure et semble avoir plus de succès outre-atlantique (pour notre grand malheur…). Les enfants ont la part belle ici, avec beaucoup d’écoles (numérotées mais pas de nom officiel) même dans les provinces les plus reculées, des collèges, des haltes-garderies à tout-va et des aires de jeux très chouettes. Nous pourrions d’ailleurs créer un guide (mondial !) des aires de jeux tant on y a passé du temps, en se répétant que c’est leur cour de récré après tout, mais comme dit Florence Foresti, « on se fait ch… dans les parcs ».
On n’a qu’un seul regret majeur, pas avoir pris davantage d’euros et donc y avoir perdu pas mal en faisant des retraits au DAB avec des taux qui crèvent le plafond. Notre conseil pour ce pays, emmenez des dollars/des euros avec vous ! Pour la totalité du voyage.
Un autre regret, pour ce pays (regret qui ne me concerne pas au vu de mes capacités de voltige équestre) : ne pas avoir fait de cheval (oh mince…). Les plaines arides s’y prêtaient bien mais rares étaient les lieux qui proposaient ce genre de prestation et puis, on a fait tellement d’autres choses et vu tellement de merveilles.
Au final, l’Argentine a été une magnifique étape et totalement incontournable de notre périple. On la conseille aux avides de rando et de beaux paysages, aux mangeurs de viande, aux chercheurs de nouveaux talents, aux amis des animaux sauvages, aux admirateurs de Dame Nature, aux adeptes de contrastes.
L’Argentine, vue par Céleste
J’ai aimé en Argentine :
- La piscine de l’hôtel Peter Pan,

- Tilcara (et ses glaces)
- LES EMPANADAS !!!!!!

- Manu et sa chèvre au feu
- Mickaela (la dame d’accueil de l’auberge jeunesse Bus Stop à Buenos Aires) elle nous fichait un peu la honte…Exemple:quand elle crie « BONJOUR !!! »le matin quand ont est en haut des escaliers
- Les filles du parc à El Calafate qui sont devenues nos copines (juste au parc)

- Les français du parc (Le même) qui font le tour de l’Amérique en camping-car
- Le livre Coeur Vanille que j’ai lu en 4 jours
- le pain rond de Cachi
j’ai moyennement aimé :
- Le musée des momies (oui je l’avoue j’ai un peu aimé, même si j’ai vu la momie ALORS QUE JE VOULAIS PAS LA VOIR !!!!!! JE DETESTE CE GUIDE DU ROUTARD D’ARGENTINE !!!!!)

- Les churros de Buenos Aires (Je préfère largement les churros d’Erik Miam!!)
j’ai pas aimé :
- Le p’tit déjeuner de l’hôtel Peter Pan (du gâteau pas bon et des croissants PAS BON !!!)
- La piscine vide de Cachi


- la piscine VERTE de l’hôtel « La Vaca Tranquila »
- les sandwiches des randonnées
- les petits dej dans le bus
Bref… Je voudrais retourner en Argentine. Malgré ces points négatifs, j’ai aimé l’Argentine.
Quelques images de la Patagonie argentine






































































































































