Une journée à Munnar, racontée par Robinson

On s’est réveillé tôt pour une journée en rikshaw (= tuk-tuk) on s’est arrêté devant un arbre. Sur cet arbre il y avait plein de ruches au moins 12 ruches d’abeille et à côté un tout petit singe grimpait dans l’arbre. Après on est allé voir des cueilleuses de thé. Elles travaillent pendant 8h. Puis on est descendu du rikshaw ; il est passé de l’autre côté du barrage  puis on est allé voir le lac en haut des escaliers. Plein d’indiens ont fait des photos avec nous : photo photo photo  ! DSC07853DSC07775Et une dame nous a donné une carotte (comme à Kanchanaburi en Thaïlande dans le train une dame a donné deux pommes à Céleste et moi). On a acheté des noix de Cajou et des fruits de la passion : Miam Miam !

Après on a traversé le barrage à pied c’était galère à cause de la circulation (bus, mini-vans, voitures, camions). Il y avait beaucoup de touristes MAIS des touristes indiens ! DSC07764Bizarre des touristes indiens en Inde mais en ce moment c’est les grandes vacances en Inde. Après on a repris le rikshaw  pour aller voir un panorama. Pendant le trajet on a revu les gens avec leur bébé qui étaient avec nous dans le bus pour aller à Munnar. Le bébé avait de faux sourcils parce que en Inde aux bébés on leur fait des sourcils avec un feutre pour qu’ils grandissent bien. Puis on est allé manger dans un restaurant ; on a pris 4 meals (plateau de riz avec 5 sauces). Quand on est sorti il pleuvait ; on est rentré à l’hôtel, le trajet était long et on avait froid. C’était la première fois qu’on avait froid en Inde.

Ce que j’ai préféré c’est quand j’ai vu les ruches parce que c’était la 1ère fois que je voyais une ruche sauvage, et le singe.

Robinson

Premiers clichés d’Inde

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Plantation de thé

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Ruche sauvage

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Tout le monde -ou presque- porte le sari ici

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Cueilleuse de thé

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Notre arrivée crée l’événement : photo photo !!

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De vraies stars

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Dans le pays de l’hindouisme, nous voyageons dans l’etat majoritairement catholique

 

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Fruit de la passion, véritable médicament selon le vendeur…

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Rickshaw motorisé : oui oui, on rentre à 5 !

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Culture maraichère

Ce qui nous manque…

Ainsi, je réécris mon article publié trop tôt et supprimé par inadvertance, pour vous exprimer ce qui nous manque.

J’avais commencé mon article par vous tous. Oui, c’est un fait évident, une réalité sans chichi : vous nous manquez tous. Et la distance fait qu’on vous idéalise ! De loin, vous êtes parfaits et ça nous donne envie de revenir, vous embrasser et passer du bon temps en votre présence. En manque de notre entourage. Mais là, j’enfonce une porte ouverte.

Pour notre alimentation, les voyageurs de passage dans notre TDM nous ont apporté tant de victuailles que nos papilles en frémissent encore et que finalement, nous ne sommes pas si dépendants que cela de la nourriture bien bonne de chez nous. Par contre, on va peut-être lever le pied sur le riz dans la semaine de notre retour. Mais c’est un aliment aux vertus si importantes qu’on va le réintégrer très vite. Quand on a très très faim, il nous arrive de songer à une fondue savoyarde. Quand on dîne souvent de plats sans trop de saveur, on évoque un boeuf bourguignon avec du bon pain pour saucer. Et quand il fait très très chaud, c’est au rosé frais qu’on pense… Au final, l’aliment qui nous manque le plus est le FROMAGE (et pi du bon vin). Pfff… pas le meilleur truc pour la santé mais un tel éveil gustatif !Capture d’écran 2016-04-26 à 16.43.36

En tant que rédactrice de cet article, je prends le flambeau et revendique mes envies futiles de vêtements de maquillage de brushing de chaussures… OUI ! Des chaussures !! Et puis un dressing, des cintres, des tiroirs à chaussettes, et du choix dans nos tenues vestimentaires. La blague récurrente du tour du monde : « Tiens, comment je vais m’habiller aujourd’hui… ? » Ben toujours pareil. Avec le temps, il faut savoir que TOUS les vêtements se détendent, se déforment, se décousent. Donc, plus le temps passe et plus on ressemble à des épouvantails. Ainsi je le clame haut et fort : j’en ai marre d’être toujours habillée pareil, de risquer une arrestation par la police du style, Mon short a été recousu, à plusieurs reprises, mais les taches de peinture au plomb orange (Mimi Julien, vous vous rappelez du bateau tout neuf de Koh Rong qui n’était pas si neuf mais fraichement repeint…?) aux fesses ne partiront jamais. La classe. Et trouver un short en Asie, qui ne soit pas mini, moulant, à fleurs, à paillettes ou fendu : c’est difficile.

Le telephone ? Au début, c’était terrible. A chaque sonnerie entendue, on avait des réflexes : j’ai un message ! Ah ben non. On m’appelle ? Euh non. Ou encore : « Attends, je vais regarder sur le net… Ah, faudra attendre le hall de l’hôtel pour internet ». Mais ça, finalement, c’est très vite passé. Non, ce qui manque surtout c’est de recevoir les codes secrets bancaires pour acheter des billets d’avion ou une résa d’hôtel sur internet… Là, effectivement, ça manque. Environ une fois par semaine. Grrr…

Un peu d’intimité ? Oui ça peut aussi nous traverser l’esprit que faire pipi dans la salle de bain d’une mini-chambre, entre Robin qui se lave les dents et Céleste qui nous interpelle depuis son lit car elle a besoin d’un truc, n’est pas idéal. On est 5. On fait tout à 5. Ou presque.

Il nous manque aussi tout ce qu’on a perdu en chemin. Les stylos, une chaussette, une lampe frontale, les housses de sac à dos, le fil à linge (ah non ! On vient de le retrouver !), mon pyjama, le téléphone (WTF ??)… Et tout ce qu’on a renoncé à emporter avec nous : des photos de vous, des enceintes pour écouter de la musique, 3 liseuses supplémentaires, une calculette… Pour les enfants, les doudous, les tablettes, les jeans pour nos filles, les jouets pour Robinson.

On manque d’un canapé, pour le confort et la convivialité, pour l’habitude de s’y retrouver, autour d’un repas. Le budget fait qu’on est plus souvent dans des petites chambres aux matelas fatigués que dans des apparts avec un sofa. En fait, comme on regarde nos films installés sur les lits, le canapé ne nous manque pas tant que ça.

Mais à part tout ça, on ne manque de rien ! On s’aperçoit que finalement, on a peut-être un peu trop d’affaires dans notre vie, qu’on peut vivre sereinement et agréablement avec peu, que qu’on se passe aisément de tout un tas de choses avec le temps. On s’adapte. Oui, ce paragraphe est en mode « donneur de leçons » ! On en est conscient. Seulement, ce constat, on le fait au fil du temps et on le partage avec vous. C’est vrai, la courses aux objets, c’est de la poudre aux yeux. Alors qu’est-ce qu’on va faire de tous nos cartons remplis d’objets de notre vie d’avant ? Ben on va pas tout bazarder. Toutefois, ralentir notre soif de consommation, ça, on voudrait bien. S’engager à se demander si on a réellement besoin de CET objet avant l’achat. Tenter de donner une seconde vie à un truc destiné à la déchetterie (spécialité de l’Asie). Voilà, nous sommes pétris de bonnes intentions au retour. Et promis, on va essayer de s’y tenir.

Et ce qui ne manque pas ?

Le RER E. Le stress quotidien qui nous pousse à aller toujours plus vite. La politique française. Le journal tv et son surplus d’informations qui rendent parano. Les devoirs, et je parle au nom de TOUTE la famille. Les courses à Carrouf. Le telephone fixe et les poseurs de fenêtres. Cyril Hanouna. L’hiver. Leroy Merlin. Garer la voiture. Le ciel gris. Le repassage -enfin des fois, on en aurait un peu besoin-. L’emploi du temps surchargé de la famille. Le dentiste. Etre à l’heure à la sortie de l’école. L’aspirateur. Rosny 2. Le réveil. L’insécurité. Les pulls. Le manque de temps. Le périph. Et on en oublie…